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Camps roms : le déni de responsabilité de la municipalité

Vendredi 25 octobre, des membres du Collectif se sont rendus sur le camp de l’avenue Jean Perrin, situé en contrebas de la ligne de métro, puis au rassemblement de riverains dont s’est fait l’écho La Voix du Nord. Nous avons pu constater les conditions indignes dans lesquelles vivent une petite dizaine de personnes roms. Nous avons aussi mesuré le mécontentement des riverains présents.

La gêne occasionnée pour le voisinage du camp est inacceptable, comme l’est le refus persistant de Villeneuve d’Ascq d’accueillir dignement les populations Roms (une centaine de personnes sur son territoire) et de permettre leur insertion. C’est l’absence d’accueil dans des conditions convenables qui crée des situations comme celles de l’avenue Jean Perrin. Une nouvelle expulsion sans solution de relogement ne ferait que déplacer le problème. Il est d’ailleurs symptomatique que le camp de l’avenue Jean Perrin se soit reformé un an après le départ des personnes précédentes.

Aucune structure d'insertion des Roms dans notre ville

Il est vrai que d’autres communes de la MEL se défaussent totalement de leurs obligations en matière d’accueil des personnes roms. Mais, contrairement à ce qui a été affirmé par les élu·e·s villeneuvois qui avaient fait le déplacement, notre ville n’est pas non plus particulièrement vertueuse. Les deux camps qualifiés de « stabilisés » ne sont pas à la hauteur de ce que sont les villages d’insertion situés à Halluin, Hellemmes, Lezennes, Lille et Roubaix ou les camps SAS (Service d’Accompagnement Social) d’Haubourdin, Lambersart et Lille. 
 
Ces structures visent à insérer les personnes roms qui y vivent, ce que n’a pas les moyens de faire l’association qui intervient dans les deux camps « stabilisés » de Villeneuve d’Ascq. Le Collectif Solidarité Roms a demandé à plusieurs reprises à la municipalité villeneuvoise que ces camps soient gérés sur le modèle des camps SAS. Ces demandes n’ont jusqu’à présent pas été satisfaites. Pourtant, les Roms ne demandent qu’à vivre dignement, comme l’ensemble de la population.

Accueillir dignement dans l'intérêt de chacun

La création d’un camp SAS à Villeneuve d’Ascq permettrait non seulement d’assurer des conditions de vie dignes aux Roms, mais aussi de supprimer la gêne créée par les campements. Pointer du doigt les responsabilités du Préfet et d’autres villes de la Métropole ne suffit pas et ne dédouane pas la municipalité villeneuvoise : c’est dans son déni de responsabilité politique que se situe le problème de fond.

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