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Conseils de quartiers : droit de réponse de Gérard Caudron

L’interview de Jean-Louis Serre et son constat du fonctionnement des conseils de quartier villeneuvois ont fait réagir Monsieur Gérard Caudron, actuel Maire de Villeneuve d’Ascq, qui a réclamé un droit de réponse. A lire ci-dessous… avec notre propre réponse.

Gérard Caudron indique dans son courrier que Villeneuve d’Ascq n’était pas obligée de créer des Conseils de quartier, mais qu’elle l’a fait et leur a attribué des ressources. La Ville n’est pourtant pas particulièrement en avance en la matière : une majorité des conseils de quartiers qui existent en France sont implantés dans des villes petites et moyennes. Dans les faits, les conseils de quartier n’ont pas de moyens propres. Ils n’ont pas la possibilité de mener et de financer des projets. La Ville ne les a pas non plus mis en lien avec des dispositifs de financement (Projets d’Initiative Citoyenne, Fonds de Travaux Urbains, etc.) qui peuvent par exemple être co-financés par la Région.

Des conseils de quartiers confidentiels, impuissants et peu visibles

Contrairement à ce que Gérard Caudron affirme, tous les Villeneuvois ne peuvent pas s’exprimer au sein des conseils de quartier.  En effet, la plupart de leurs réunions ne sont pas publiques. En moyenne, deux réunions publiques du conseil de quartier sont organisées par an dans chaque quartier et ne bénéficient que d’une publicité discrète. Une fréquence très insuffisante pour permettre aux habitants de vraiment pouvoir s’impliquer et « participer aux décisions qui concernent leur quartier »… D’autant que les sujets abordés sont souvent très techniques.

Tels qu’ils fonctionnent actuellement, les conseils de quartier ne favorisent pas la participation de tous les Villeneuvois. Ils permettent juste celle d’un petit nombre d’entre eux. Comment la municipalité actuelle va-t-elle chercher les personnes éloignées de la vie publique locale, les personnes découragées par la manière dont la démocratie locale fonctionne, les personnes à qui l’on ne donne pas les moyens d’exercer leur citoyenneté ? C’est bien simple : elle ne le fait pas. Des conseillers de quartier enchaînent les mandats et cooptent les nouveaux venus, ce qui ne favorise ni le renouvellement ni la représentativité.

Le minimum syndical de la démocratie participative

De manière générale, la démocratie locale villeneuvoise manque d’envergure. Elle se limite bien souvent à des réunions publiques informatives, où des projets déjà ficelés sont présentés et les remarques des habitants consignées. Le tout, sans qu’une suite ne leur soit systématiquement donnée. En résumé : le minimum syndical de la démocratie participative.

Un minimum bien loin des attentes des Villeneuvoises et des Villeneuvois. Un minimum qui n’est pas du tout à la hauteur de ce que nous devons mettre en place pour remettre le citoyen au cœur des politiques et des décisions publiques. Un minimum avec lequel nous voulons rompre définitivement !

Demain, avec nous, vers une démocratie permanente à Villeneuve d’Ascq

Bien au-delà des obligations réglementaires, notre Collectif veut faire émerger à Villeneuve d’Ascq une démocratie permanente, ascendante et délibérative. Plus simplement, nous voulons mettre en place une démocratie qui permettra à toutes et tous de s’impliquer dans la vie de la cité, sur tous les sujets qui affectent la vie quotidienne et le cadre de vie.

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