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Créons les conditions de réouverture des marchés villeneuvois

Notre collectif a pris acte de la fermeture des marchés de plein air villeneuvois. Nous savons aussi que ceux de plusieurs villes de la Métropole (Hellemmes, Lezennes, Lille, Marcq-en-Barœul, Wattrelos, etc.) ont bénéficié d’une dérogation pour rouvrir.

En cette période de lutte contre une pandémie dramatique, toutes les forces du pays, et donc de la ville, doivent avoir comme première priorité la santé de la population et s’interdire toute polémique politique. Notre collectif a le souci de faire preuve de cette responsabilité et s’exprime plus que jamais dans un esprit constructif.

Des gestes barrières plus facilement respectés sur les marchés

Lors des derniers marchés avant l’interdiction préfectorale, nous avons pu constater que le souci de sécurité n’y était pas moins grand que dans les commerces traditionnels ou que dans la grande distribution. Des voix parmi les professions médicales affirment même que le respect des gestes barrières serait bien plus assuré sur les marchés que dans les supermarchés. La relation de proximité que permettent les marchés alimentaires est également plus à même de favoriser le sentiment de responsabilité de chacun, et donc le respect des gestes barrières.

Leur mise en place est plus aisée à garantir dans les petits marchés comme Flers-Bourg ou Ascq, mais ils peuvent aussi l’être dans celui d’Annappes, en raison de la disparition provisoire des étals non alimentaires. Dans le contexte actuel, chacun comprend que les services municipaux ont à faire face à de lourdes charges dans des conditions difficiles. Dans certaines communes, des citoyens ou élus volontaires prennent la charge de veiller au respect des règles. Notre collectif est prêt à s’y impliquer si cela peut faciliter la réouverture des marchés.

Les alternatives ont le mérite d'exister, mais ne remplacent pas les marchés

Les marchés rendent un grand service à la population, notamment dans les quartiers qui manquent de commerces alimentaires (à Ascq en particulier) et pour les personnes âgées et/ou non motorisées. Ils sont aussi indispensables à la survie des petits producteurs locaux qui entrent dans une période cruciale pour leur activité (semis pour les maraîchers…).

La situation actuelle bénéficie à la grande distribution. Elle nuit aux circuits-courts et aux petits producteurs qui pourraient ne pas s’en relever. Les distributions alternatives qui se mettent en place sous forme de livraison à domicile sont très chronophages pour eux, bien qu’elles constituent souvent leur seule possibilité d’éviter le gaspillage et de s’assurer un revenu minimum.

Le site de la mairie a eu la bonne idée de recenser ces alternatives. Une démultiplication de cette information, par exemple via un affichage dans les mairies annexes ou chez les commerçants toujours ouverts (les boulangeries par exemple), serait un plus non négligeable. Des points de distribution par quartier pourraient aussi être utiles. Dans ce domaine aussi, notre collectif est prêt à apporter son aide.

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