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Des masques pour toutes et tous

La question des masques de protection est une préoccupation forte depuis le début du confinement. Au-delà de la communication catastrophique du gouvernement, les carences constatées ont fait éclater la nocivité de la logique du profit appliquée, depuis des années, aux questions de santé publique (délocalisations massives, réduction des stocks, concurrences mercantiles…). L’annonce du déconfinement s’accompagne d’impératifs de protection qui donnent une actualité forte à cette question.

Mais se procurer des masques est encore difficile

La première préoccupation est de s’en procurer. Cela s’avère pour le moment moins facile qu’annoncé. La municipalité a pris l’initiative d’en procurer en grande quantité à l’extérieur, ce que nous approuvons. Nous ne lui attribuons pas la responsabilité des difficultés dans la mise en œuvre de cet engagement. Tout juste pourrait-on appeler à un peu plus de prudence dans les effets d’annonce, mais nous espérons que les choses s’amélioreront rapidement.

En attendant, même l’option de les acheter n’est pas évidente. Beaucoup de pharmacies ou de buralistes n’en ont pas ou rapidement plus. Des initiatives individuelles de couturières ou couturiers attestent d’une solidarité que nous saluons. Une commande de la ville en direction des TPE et PME du territoire auraient pu augmenter l’offre et atténuer leurs difficultés en ces temps de ralentissement voire d’arrêt total de leurs activités.

Des grandes surfaces – qui sont à l’opposé des formes commerciales dont le monde de demain aura besoin – en vendent avec un profit parfois limité, parfois moins. Il est aussi permis de s’interroger sur ces quantités apparues dès le 4 mai alors que quelques jours avant des soignants en manquaient encore. Au demeurant, les acheter par ce biais se fait au prix de files d’attentes dissuasives.

Des informations floues voire contradictoires

Les informations sur la durée de vie et la lavabilité effective de ces équipements créent de la perplexité : les laver à 60° entre chaque utilisation ? les changer et les jeter 4 fois par jour ? Les projections qui en découlent en matière de coût mensuel montrent que ces équipements de première nécessité représenteront durablement un budget conséquent. Un budget qui sera financièrement insoutenable pour nombre de familles, qui risquent alors de se retrouver dans l’incapacité de faire face à l’obligation d’en porter dans certains lieux.

Cette situation pourrait faire craindre la promiscuité dans les transports en commun et favoriserait une ruée sur les voitures. Nous craignons aussi que, pour éviter des sanctions financières, des personnes soient contraintes de se limiter à l’achat d’une ou deux unités pour paraître en règle, mais que ces masques fassent, ensuite, l’objet d’une utilisation non sécurisante.

La solution de la gratuité

La solution efficace est d’augmenter fortement la production des masques et de les rendre gratuits. Cette double exigence va à l’encontre des logiques du profit. C’est une logique du monde citoyen, écolo et solidaire que nous voulons construire.

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